samedi, octobre 18

Web social vs Intelligence collective

Un superbe article de la philosophe Gloria Origgi intitulé : Sagesse en réseau, la passion d'évaluer et que je n'ai pas eu encore le temps de lire en entier pour sa longueur, éclaire sur les procédés d'intelligence collective et de hiérarchisation de l'information via le filtre du Web social et collaboratif.

Une belle page sur la vie des idées ! Chapeau bas.

Narvic en fait sa traduction, qui mérite un coup d'œil, avec le web comme machine sociale à hiérarchiser l'information.

Allez, la terre continuera à tourner sans moi pendant au moins 9 heures...

N.P.

jeudi, octobre 16

TwInfluence : Mesure de l'influence sur Twitter ?

Notre ami le n°1 Presse-Citron détaille une petite pensée sur un outil bien sympa : TwInfluence

Twinfluence, c'est en gros une mesure de l'influence qu'a un Twitterer sur Twitter, à partir de 5 critères clairement explicités :

  • Atteinte : mesure de l'audience (ou du nombre de nœud sur deux ensembles...)
  • Vélocité : capacité "boule de neige" ou vitesse de rendement, voire "buzz"... et pourquoi pas efficience ?
  • Capital social : c'est pompeux, et même intraduisible comme critère !
  • Centralisation : Êtes vous central ou non dans votre réseau ?
  • Efficacité : un critère qui mesure combien de personnes un usager doit suivre pour construire son audience
et d'une question qui m'a aussi parue pertinente dans le texte :

"qui, de celui qui a 10000 followers peu actifs ou de celui qui a 10 followers dont chacun a lui-même 5000 followers, est le plus influent ?"

Bon, ok, tout ceci me semble correct et à la pointe des médias sociaux, y'a pas de problèmes...

SEULEMENT, je toquerai à deux endroits :

1. M. Dupin Presse-Citron, dans son article dit : "[...] sa vision de l'influence sur Twitter (qui pourrait être appliquée à tous les réseaux sociaux) ".

Que nenni M. Dupin, aucun lien, fils unique, rien à voir, circulez...!
Voulez-vous mettre le créateur, M. Hagen, sur un tel piédestal en lui laissant croire qu'il a réussi à définir l'influence sur Internet (en tout cas sur Twitter), alors que d'autres professionnels n'osent même plus employer ce mot ?!?
Et pour arrêter toute spéculation inutile, je vous renvoie à une définition de l'influence prise ici :
: "propager une information ou des modes de comportement et d'interprétation qui favorisent sa stratégie" et vous pose, M. Dupin Presse-Citron, une simple question :

-> Croyez-vous que TwInfluence soit en capacité de mesurer la stratégie de propagation d'information ou de comportement des Twitterers ?

C'est bien compliqué, je vous l'accorde... mais je n'ai pas l'impression que ces critères de définition soient applicables à tous les réseaux sociaux, comme vous le dites. Et encore moins les réseaux sociaux non virtuels. Quand on parle de comportement, on parle d'émotion, M. Presse-Citron ! Alors, je vous demande un peu de modération dans vos prises de positions !

2. Non sans jus de cerveau, je toque auprès de M. Hagen une chose (j'aimerai bien qu'il me réponde, mais j'ai peu d'espoir, même ici) :

- Vous mesurez l'influence sur Twitter, avec comme base la théorie des graphes à laquelle je ne comprends absolument rien, à partir de réseaux, ou d'ensemble, de premier et second ordre. OK.
Autrement dit et en clair dans le texte, TwInfluence mesure l'influence selon le voisinage qu'entretiennent des Twitterers entre eux... OK.

Ben oui mais là y'a comme un grain, nan M. Hagen quand on regarde votre topic de plus près ?!

Selon ce bel outil, l'influence sur Twitter s'arrête au voisin de mon voisin... désolé, on est bien loin des usages du commun des mortels... Moi, quand je tweet, je m'arrête pas au second noeud du réseau ! Et je ne pense pas être le seul à agir de la sorte ?!
Comme si, parce que le voisin de mon voisin était Anglais, Berrichon, ou un peu éloigné de mon nombril, je ne le considérai pas comme autre Twitterer potentiellement intéressant, et ayant une capacité d'influence sur moi par ce qu'il raconte...

-> Nous sommes bien loi du Web à la puissance sociale.

En conclusion, TwInfluence, c'est marrant et ça flate (#11 à l'heure actuelle, mais c'est parce qu'il n'y a eu que quelques milliers d'utilisateurs en fait)
... mais cela reste une sorte de goodies !

N.P.

mardi, octobre 14

Medias sociaux 2008

L'excellent Brian Solis nous livre ici un état de l'art, non exhaustif, des médias sociaux.
Toujours aussi intéressant de savoir où on en est, M. Solis nous offre également le Prisme des Outils de Conversation sur le net ! Du microblogging à la vidéo en passant par Twitter, une sélection qui mérite qu'on s'y arrête quelques secondes !
Mais pour être plus large, http://www.go2web20.net/ est un offre répertoire à s'y perdre...
Merci diigo pour cette info Web 2.0

N.P.

vendredi, septembre 19

Google vs Firefox : Le mot du Président

Q: La vraie question est de savoir pourquoi Google, qui finance Mozilla ne participe pas à Firefox ?

Tristan Nitot, président de Mozilla Europe : Je crois que c'est une question qu'il faut poser à Google. Google participe financièrement, mais de façon marginale, au niveau technique. L'intérêt de Chrome pour Google, c'est d'avoir le contrôle du logiciel, chose qui n'était pas possible pour Firefox, car Mozilla revendique farouchement son indépendance pour rester au service des citoyens du Net.

Q: Google Chrome reprend-il ou est-il dérivé, au moins en partie, du code source de Firefox ?

Tristan Nitot : Oui, il y a au moins trois bibliothèques issues de Mozilla que l'on retrouve dans Chrome. Il y a aussi des morceaux de Webkit (qui est déjà utilisé par Safari d'Apple). Il paraît même qu'il y aurait quelques petits bouts de code Microsoft dans Chrome, si j'en crois certaines rumeurs. C'est toute la beauté du logiciel libre : reprendre et assembler des modules en vue de construire le produit qui correspond exactement à ce qu'on cherche.

Q : Firefox pourra-t-il utiliser les avancées logicielles annoncées par Chrome ? (Notamment la programmation multitâche à ce que j'ai cru comprendre.)

Tristan Nitot : Pas directement, car nos produits sont architecturés différemment. Mais nous restons attentifs à tout ce qui se fait sur le marché de façon à en faire profiter nos utilisateurs.

Q : S'il y a une concurrence n'est-ce pas plutôt entre les deux moteurs de rendu les plus avancés au niveau du respect des standards : Gecko et Webkit ? Et n'est-ce pas plutôt une saine émulation entre deux projet libres ?

Tristan Nitot : Oui, tout à fait, et vous mettez le doigt sur deux choses très importantes : tout d'abord, une chose me paraît essentielle, ce sont deux moteurs libres qui mènent la danse de l'innovation. C'est la preuve de la pertinence du modèle de développement libre. Ensuite, je constate que les deux moteurs sont très respectueux des standards du Web. C'est une excellente nouvelle pour les développeurs Web, mais aussi pour l'avenir du medium en tant que tel. On est dans une situation de concurrence, et donc d'émulation, ce qui est bon pour les utilisateurs, mais aussi dans le respect des standards, ce qui est bon pour le Web. Au final, tout cela est très positf.

Q : La fondation Mozilla arrive à vivre grâce au trafic généré lorsque les utilisateurs de Firefox utilisent la page de recherche de Google par défaut après une installation. Que se passera-t-il après l'expiration de ce partenariat entre Google et la Fondation Mozilla ?

Tristan Nitot : Ce contrat vient d'être renouvelé pour une période de trois ans, alors qu'auparavant, il ne couvrait que des périodes de deux ans. C'est la preuve que Google tient à ce que Mozilla soit en bonne santé. Par ailleurs, nous avons un fonds de réserve qui nous permet de tenir pendant une longue période sans partenaire. Nous sommes très sereins quant à la pérennité de Mozilla : peu d'organisations peuvent se vanter d'avoir plusieurs années de revenus assurés.

Q : Rapidité, interface épurée, intégration des application Web2.0, Chrome laisse plus de place au contenu. Pensez-vous que c'est la bonne direction ? Est-ce que les futurs Firefox iront également dans cette direction ?

Tristan Nitot : Chez Mozilla nous avons toujours cherché à ce que le navigateur se fasse oublier, qu'il se mette au service de l'utilisateur, qui cherche plus un contenu qu'un navigateur. En cela, Chrome est proche de Firefox.

Conversation from here

N.P.


mardi, septembre 9

Les applications facebook dangeureuses ? What else ?

Il est de ces heures où seule la lecture est permise. C'en est une. Alors, réseautant tranquillement sur les sites regorgeant de petit fil d'info et autre tweet que je passe chez notre ami Clubic pour voir quoi... cette immonde vue de l'esprit !

En clair : 

Les applications Facebook: nouvelles menaces?

BRÈVE SERVICES EN LIGNE

logo facebook
Si vous utilisez Facebook alors peut-être avez-vous installé l'application «Photo of The Day », un petit module permettant de présenter chaque jour une nouvelle photo de National Geographic. Et bien, si tel est le cas, sachez que l'on vous a piégé!

En effet, une équipe constituée de chercheurs de l'université de Foreth-ICS et de l'institut de recherche Infocomm ont mis au point un petit stratagème pour démontrer la dangerosité potentiel des applications circulant sur le réseau communautaire. Les chercheurs ont volontairement placé du code malveillant dans l'application en question afin de générer des requêtes HTTP et saturer un serveur de test. A chaque clique de souris, l'application retournait une requête de 600 ko sur le serveur. L'équipe annonce que ce code aurait pu largement être développé avec du JavaScript automatisant ces requêtes à intervalles réguliers.

Attaque DoS Facebook


« L'adoption massive des réseaux communautaires par les internautes nous offre une chance unique d'étudier les failles exploitables qui transformeront ces lieux en plateformes d'activités antisociales et illégales telles que des attaques de déni de service, de prolifération de malware, de spam ou de violation de vie privée. »

Vous trouverez le rapport complet de cette étude ici

Alors, c'est d'accord ! Le monde avance vers Armaggedon et nos amis les chercheurs n'ont rien trouvé de mieux à dire que les nouveaux espaces sont "aussi sinon plus" (rhétoriquement parlant) dangeureux que ceux que nous connaissont déjà... C'est le même de l'exploration.

Mais, quand au chercheur, j'ai envie de leur dire :
"Pensez-vous sincérement que, sur 6 milliards d'internautes potentiels qui ne sont tout au plus qu'1,5 milliards, une majorité sont capables (ou bien aient envie!?!) de développer un Javascript pour "générer des requêtes HTTP et saturer un serveur"... moi pas! même si je crois beaucoup en Internet... 
et je lancerais bien un sondage là dessus tiens ! La question sera à creuser un de ces quat' soirs de lecture,

Mais, quand au rédacteur, mon cher Guillaume, je suggérerais...
plus d'esprit critique !


Acte 3 : Pourquoi avoir peur de Google ?

Par Biologeek

un anneau pour les gouverner tous

Pour commencer, je n'ai rien contre le fait qu'une entreprise soit rentable, Google a su s'imposer sur le marché avec des produits innovants et rendant des services utiles, c'est incontestable. En revanche, je trouve que leur éthique et leur stratégie sont préoccupantes compte tenu de la place qu'occupe l'entreprise dans le Web d'aujourd'hui.

Revenons sur le cœur de métier de Google, il s'agit des données liées à des utilisateurs, je précise qu'elles sont liées car c'est un point important qui est parfaitement illustré par Knol vs. Wikipedia par exemple. Depuis toujours, Google crawle, enregistre, indexe, classifie ces données, à tel point qu'il détient une grande partie de la mémoire numérique de l'Humanité.

Avec l'avènement du 2.0, Google a trouvé un moyen de collecter encore plus de données et de devenir le principal support de données en ligne. Vous en doutez ? Consulter donc la page listant les applications en question. Que celui qui n'utilise aucun de ces services me jette la première pierre. Je dois avouer qu'il est difficile de s'en passer car les alternatives sont trop souvent moins intéressantes et ne bénéficient pas de l'« environnement » Google permettant d'avoir une authentification unique ou d'ouvrir un document word stocké avec Gmail dans Google Docs par exemple.

Je considère Chrome et Android comme étant l'achèvement d'une stratégie de monopole, Google devient votre compagnon de poche permettant de connaître vos déplacements et vos activités de façon totalement indépendante d'un tiers. Vous vous connectez au Google, avec Google, sur Google. Et oui Google est en passe de devenir le Web, doucement mais sûrement, et tout cela en 10 ans seulement (coïncidence, la date anniversaire est aujourd'hui).

Or disposer d'autant de données pouvant être croisées est un réel pouvoir. L'analyse de ces flux de données est le trésor de Google, n'importe quel service marketing est prêt à payer cher pour connaître les habitudes de navigation, d'achat, de divertissement d'une catégorie ciblée de la population, n'importe quel service de ressources humaines souhaiterait avoir une connaissance plus approfondie du candidat, n'importe quelle entreprise souhaiterait savoir ce qui se trame chez son concurrent. Je ne pense pas que ce soit de la paranoïa, ce sont juste des services lucratifs pour des actionnaires essayant de rentabiliser au mieux leur investissement. Et oui Google est en bourse et le capital sympathie des deux geeks initiaux mérite d'être revu, même s'ils font de jolies BD. On n'a jamais été aussi proche de cette image qui était à la base humoristique...

Google 2084 ou l'évolution du web

Concernant Microsoft, malgré leur force de frappe, je pense qu'ils appartiennent maintenant à une autre époque et à moins d'un virage à 90° ils ne peuvent qu'essayer de durer le plus longtemps possible. Ils ont loupé le train du web et même s'ils détiennent une part importante des OS, le champ de bataille s'est déplacé et il n'est plus du tout à leur avantage.

un anneau pour les trouver

La recherche et les publicités associées constituent le principal revenu. Or l'algorithme est basé sur ces publicités justement, par exemple votre site est plus rapidement indexé si vous souscrivez à des Google Ads lors du lancement.

Ce moteur de recherche est optimisé pour le rendement publicitaire, rien d'autre. Il faut arrêter de croire que Google est un service objectif d'intérêt public, c'est une entreprise qui fait tout pour optimiser son rendement. Vous utilisez un concurrent pour placer de la publicité sur votre site, vous êtes impacté au niveau du PageRank.

Une autre piste de réflexion, les Google Ads vous permettent d'afficher votre publicité sur des mots-clés et la place se négocie sous forme d'enchères entre les annonceurs. Qu'est-ce qui vous prouve que Google ne surenchérit pas pour que vous payiez plus ? Même avec la présomption d'innocence, j'aimerais bien qu'on me prouve le contraire...

Avec Chrome, la recherche est intégrée à votre barre d'adresse. Elle s'effectue plus rapidement et les résultats ont davantage de place grâce à la réduction du Chrome justement.Tout est optimisé pour afficher d'avantage de publicité contextuelles et donc générer davantage de revenus. Ils n'ont pas fait un navigateur pour le plaisir, sinon ils auraient contribué à des projets existants (d'autant qu'ils financent la MoFo).

Avez-vous utilisé la fonction de localisation de l'iPhone après vous être connecté à m.gmail.com ? Ou à Google Reader ? Il se pourrait que Google sache vous trouver lui aussi. Et même vous suivre grâce au GPS maintenant. Bien sûr on se dit qu'on est perdu dans la masse et que de toute façon ça n'a aucune importance. On entre dans la banalisation de la filature numérique.

Il en va de même avec les fonctionnalités de suggestion, que ce soit sur la page d'accueil du moteur ou dans la barre d'adresse de Chrome, tout ce que vous saisissez est soumis avant même que vous ne cliquiez sur le bouton de soumission...

Attention, je ne suis pas contre la technologie, c'est juste qu'elle est ici au service d'un monopole qui arrive à réunir beaucoup trop d'informations. Le tout sous couvert d'être aussi à votre service, la limite est floue mais seule une prise de conscience permettrait de faire faire machine arrière à Google sur ce plan là. Le pouvoir des utilisateurs est toujours important.

un anneau pour les amener tous

Google améliore l'ouverture du Web, Google fait de l'Open-Source, Google va changer ma vie, autant de phrases que j'ai pu lire ces dernières heures. Que les choses soient claires, Chrome c'est du Webkit agrémenté de fonctionnalités permettant de promouvoir les services Google :

  • Un moteur JS optimisé pour leurs applications ;
  • Gears pour récupérer vos données même lorsque vous n'êtes pas en ligne ;
  • Un process par onglet pour éviter de perdre trop de données ;
  • Une barre de recherche qui couple le moteur de Google afin de conserver l'affichage de la publicité ;
  • Une mise à jour automatique du navigateur sans vous demander votre avis.

Plus des conditions d'utilisation permettant de disposer des données saisies à travers le navigateur. Je trouve ça peu réjouissant. Edit: il semblerait qu'ils soient en train de changer les conditions à ce sujet, auraient-ils pris cette peine si personne n'avait relevé le problème ? J'ai du mal à croire que Google puisse avoir fait un copier-coller malheureux au sujet de leur cœur de métier.

Passons maintenant à OpenSocial, service auquel je me suis intéressé dernièrement. Il s'agit d'uniformiser, non pas les widgets comme le fait UWA, mais à un niveau plus bas les API permettant d'accéder aux... données bien sûr. Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin pour que vous compreniez ce qui va transiter par là, il s'agit tout simplement d'un entonnoir à données appartenant à Google. Très fort. Et le pire c'est que l'implémentation de leur « standard » demande énormément de ressources que les gros acteurs vont s'empresser de fournir pour faire partie du réseau privilégié des sujets de Google. Vraiment très fort.

Et les geeks dans tout ça ? Ils sont très contents de pouvoir utiliser Google Code pour leurs projets (au passage ça doit être sympa pour les RH), d'être sur GTalk car c'est du jabber ou d'exploiter à fond les API qui respectent à peu près les standards. Quel bonheur de pouvoir être intégré au service de RH de Google, de leur confier toutes vos discussions, de faire des mashups à partir de silos propriétaires ! Ah mais non, j'avais oublié que Google c'était les gentils dans la lutte contre le méchant Microsoft.

et dans les ténèbres les lier

L'une des composantes de l'identité numérique est d'être trouvable, une autre est d'avoir des souvenirs, une autre des relations. Que se passe-t-il lorsqu'une seule entité détient le pouvoir d'effacer toutes ces données ? Elle a tout simplement le pouvoir de mort numérique. Ça fait froid dans le dos mais le terme est à mon avis à la hauteur de ce qui peut arriver.

Et encore, je ne parle pas des manipulations à grande échelle pour ne pas être accusé de lutter contre le Grand Complot Mondial Organisé™, mais réfléchissez-y aussi, que se passera-t-il si Google décide de modifier l'information qui passe dans ses tuyaux ? Jusqu'où peux aller son influence ?

au pays de mordor où s'étendent les ombres.

Quelles solutions alternatives ? Combien de Frodons (ou d'Ulysses) ? L'hégémonie de Google est-elle un fatalité ? À quel moment sera-t-il trop tard ?

Autant de questions que je me pose, que je vous pose.

PS : J'aurais l'occasion d'en discuter je l'espère de vive voix lors du Google Developer Dayà Paris le 18 septembre.



PS : ça me rappelle mes vieux billets.... N.P.

lundi, septembre 8

Wwigo ?! Bluetooth webcam

Vous connaissez la concentration ?
Peut-être...
Non...
La concentration...
des médias par exemple !
Les journalistes sont tous dans le même panier, les journaux dans le même groupe de presse, dirigé par le même homme d'affaire, qui dicte l'actualité selon les gentils actionnaires de son carnet d'adresse. La sarko-phobie. La concentration des différences sous l'égide du même (sic), quoi !?!

Ben j'ai concentré une webcam dans mon mobile ! Enfin Nokia+SFR l'ont fait pour moi, (bien qu'ils aient oublié le soft en passant), et ont pourrait nommer cela... La concentration de technologies 2.0 !
Le besoin n'est plus de diviser pour mieux régner, mais de concentrer pour mieux contenter !

Alors en tout cas, ciao la webcam filaire que j'avais déjà mise à la poubelle, welcome la w-cam sans fil bluetooth grâce à Wwigo ----> :-)

N.P.

Who's Who ? Edvige

Par Vidberg

N.P.

Vous êtes contre la constitution de ce fichier ? Sign in

samedi, septembre 6

Pourquoi si peu de femmes dans la blogosphère ?

Par olympe,
 
Un blogueur sur deux serait une femme. Ce n’est pas l’impression que donnent les classements des blogs influents. Décryptage.

Dessin d'après J. Howard Miller (Mike Licht/ NotionsCapital.com/Flickr).

Bien que le plafond de verre soit le thème de mon propre blog, je ne m’attendais pas à constater que les femmes sont tout aussi peu représentées parmi les blogs dits influents que dans les hautes sphères de la vie professionnelle ou politique.

Qu’est-ce que le « plafond de verre »  ?


Le plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder aux mêmes responsabilités que les hommes est une réalité. Les preuves sur ce blogrésolument féministe. Au Canada on parle également de « plancher collant ».

A l’occasion des assises du Net qui se sont tenues en mai, une blogueuse avait noté qu’elle était la seule femme invitée au diner organisé par le secrétaire d’Etat. Cela a donné lieu à quelques commentaires puis chacun est passé à autre chose.

Je venais de démarrer mon blog et n’ayant alors qu’une vision assez floue de ce qu’était la blogosphère, je n’ai vu dans cet événement que la répétition d’un phénomène bien connu  : les instances officielles n’ont pas pris la peine de s’assurer de la représentativité de leurs interlocuteurs et sont allées aux plus visibles donc, comme d’habitude, des hommes.

Les femmes ne font pas partie du club

A la même période, des blogueurs qui se réunissent de temps en temps dans un café parisien regrettaient l’absence de femmes à leurs réunions, alors que tous et toutes étaient cordialement invité(e)s.

Devenant une blogueuse un peu plus expérimentée, j’ai entrepris de référencer mon blog ; sur Wikio par exemple. C’est en consultant le classement des cent premiers blogs que j’ai compris pourquoi les blogueuses ne se rendaient pas aux réunions  : c’est simple, elles ne font pas partie du club  !

J’ai examiné avec soin les différents classements (ceux de septembre) et ai cherché à connaître le sexe de leurs auteur(e)s  : c’est en général assez facile sauf lorsqu’il s’agit de blogs collectifs. Les résultats sont édifiants  : aucune femme parmi les vingt premiers blogs.

Mais peut-être est-ce du au fait qu’il y a parmi ces blogs de nombreux blog high-tech, dont les auteurs ne sont pas toujours identifiables, je suis donc allée voir les blogs de la catégorie politique  : la première femme est en dix-neuvième place, et ce n’est pas une blogueuse anonyme, il s’agit de Corinne Lepage. Dans la catégorie divers, je n’ai pas vu de femmes parmi les vingt premiers blogs. Il faut aller dans le classement des blogs loisirs ou BD pour en trouver.

Je ne n’ai pas eu à chercher beaucoup pour trouver d’autres exemples et constater que le phénomène est assez général. Ainsi le site du magazine Elle (Elle  ! ) conseille une dizaine de blogs politiques , dont seulement deux blogs de femmes. Et Rue89 ne citait parmi « les blogs qu’ils aiment » que deux blogs féminins (trois depuis que le mien y a été ajouté).

Pourtant, lorsque je surfe je croise de nombreux blogs tenus par des femmes y compris dans la catégorie des blogs d’opinions (un blogueur sur deux serait une femme, lit-on ici ou là). Alors pourquoi ne les retrouvent-on pas parmi les blogs qui comptent  ?

On invoque habituellement pour expliquer le plafond de verre la difficulté pour les femmes, sur lesquelles repose encore l’essentiel des tâches domestiques, de concilier vie professionnelle et vie familiale, le retard pris à l’occasion des congés maternité, le choix en début de carrières de postes moins porteurs, la faiblesse de leurs réseaux ou le fait que la double mobilité étant difficile à gérer pour un couple, l’arbitrage est plus fréquemment effectué en faveur du poste de l’homme.

Tout cela est exact, mais n’explique pas du tout pourquoi, alors que les femmes prennent le temps de bloguer, elles seraient une fois de plus moins visibles et moins mises en avant. C’est qu’en réalité, ces différences sont d’abord la conséquence de modes de pensée et de comportements profondément ancrés dans la culture et nos schémas inconscients. Ces comportements sont collectifs, ils sont autant portés par les femmes que par les hommes et il serait important que nous en prenions davantage conscience pour que les choses changent.

Parmi les nombreux mécanismes en jeux, deux expliquent, me semble-t-il, l’essentiel de ce qui se passe sur le Net  : les femmes n’aiment pas les mêlées et « blogueur » est un nom masculin…

Les femmes n’aiment pas les mêlées

Des sociologues ont observé une cour de récréation. Les petits garçons occupent l’espace central, les filles, en plus petits comités, investissent davantage les coins. Lorsqu’ils jouent au ballon les garçons se jettent tous dessus en même temps. Les filles jouent moins souvent au ballon, mais lorsqu’elles le font, leur comportement est beaucoup plus réaliste  : elles ne s’engagent que lorsqu’elles ont une chance de succès raisonnable. Les petits garçons eux sont tous persuadés de gagner et aucun n’hésitera à se relancer dans la mêlée. Un seul enfant emportera le ballon, mais on peut prédire que ce sera plus fréquemment un garçon !

Dans la vie, les choses se passent de la même façon. Outre que les femmes accordent certainement moins d’intérêt au fait même de l’emporter, elles se mettent surtout moins en avant et sous-estiment à l’avance leurs résultats. Par ailleurs, la confiance qu’elles ont en elles est davantage influencée par les commentaires qui viennent d’autres personnes.

Par exemple, on sait que pour choisir une classe de première scientifique, les jeunes filles ont besoin en moyenne de quatre points de plus que les garçons. Une étude américaine avait montré que les filles participant à un concours d’orthographe se retiraient si elles jugeaient que les autres concurrents étaient meilleurs et qu’elles n’avaient aucune chance de gagner. Même si cela était faux. Pire encore, lorsque l’on demande à des étudiants de prédire leurs prochaines notes, les garçons la surestiment très souvent, ce que ne font pas les filles.

Les femmes se mettent donc d’elles-mêmes bien moins en avant que les hommes. Or pour faire partie des blogs influents, il ne suffit pas d’attendre les lecteurs. Il faut, au minimum, s’inscrire sur des sites de référencement. Il faut se persuader que son blog intéressera de nombreuses personnes, qu’il peut devenir le meilleur dans son domaine, il faut interpeller d’autres blogueurs (et surtout ceux qui sont déjà célèbres et comptent de nombreux lecteurs), il faut ne pas hésiter à engager la discussion, voire la polémique et donc accepter le cas échéant accepter d’être la cible d’attaques.

Toutes choses que les femmes font beaucoup moins facilement que les hommes. Mais peut-être aussi savent-elles que de toute façon on remarquera moins leurs compétences et leur production.

A quoi pensez vous en entendant parler de « blogueurs »  ?

La langue française ne nous aide pas. Le fait que « le masculin l’emporte » n’a pas que des conséquences grammaticales. Qui pense d’abord à une femme en évoquant « les droits de l’Homme »  ? qui visualise des femmes lorsque l’on parle « des blogueurs »  ?

En fait la langue ne fait que conforter des façons de penser qui font qu’il est beaucoup plus difficile pour une femme d’attirer l’attention sur ses compétences ou ses réalisations et de se distinguer de la masse.

D’une part parce que les femmes sont définies par rapport aux hommes, l’inverse n’étant pas vrai. L’appartenance au genre femme saute aux yeux bien davantage que l’appartenance au genre homme. Lorsqu’on demande à des sujets de décrire le plus vite possible une personne à partir d’une photo de son visage, la majorité de descriptions de femmes commencent par la mention du sexe, ce n’est pas le cas pour les descriptions d’hommes.

Et cela commence très tôt puisque lorsqu’on demande à des écoliers de six ou sept ans de décrire leurs camarades, ils décrivent généralement les filles en les comparant aux garçons, par l’absence de certaines caractéristiques ; elles ne sont pas fortes, elles ne courent pas vite, etc.

Bref, les femmes sont d’abord perçues comme des représentantes de leur genre. Les hommes, eux, sont perçus comme des individus distincts et distinguables.

D’autre part, parce que les femmes font partie d’un groupe dont les membres sont moins bien différenciés. Il s’agit là encore d’un phénomène de psychologie sociale bien connu  : nous avons tendance à considérer les membres d’un autre groupe comme homogènes et à généraliser les caractéristiques attribuées à ses membres (les ch’tis sont sympas, les Auvergnats sont radins…).

Cet effet est encore accentué selon qu’un groupe est jugé dominant ou dominé (cette appréciation pouvant être tout à fait subjective)  : nous retenons davantage d’informations à propos des membres d’un groupe dominants  : les gagnants d’un match, les supérieurs hiérarchiques.

Ces effets jouent à plein pour les femmes qui tentent d’investir les lieux de pouvoir, mais ne font partie du groupe dominant. On peut très bien imaginer qu’ils jouent pour l’internaute qui discrimine plus facilement les blogueurs masculins (ce qui suppose que le sexe du blogueur soit bien identifié ce qui est le plus souvent le cas).

Maintenant amis blogueurs, je vous propose de jeter un œil sur votre blogroll.

► A lire aussi  : dans le New York Times (en anglais), Blogging’s Glass Ceiling.

Photo : dessin d’après J. Howard Miller (Mike Licht/ NotionsCapital.com/Flickr).

Article paru ici

N.P.


jeudi, septembre 4

Entracte - Google Chrome et Mozilla Firefox : Rivaux ?

Le monopole de Google : Chrome et Firefox, Rivaux ?

En ce début du mois de septembre, tout internaute un tant soit peu cablé se sera rendu compte que notre meilleur ami Google vient de lancer, parmi ses 36000 produits,  un navigateur : 
Il est , il s'appelle Chrome.
Il est dans le style de la maison : simple, fonctionnel, épuré, efficace et rapide,
et ressemble à cela sous sa version bêta :

En se penchant un peu sur l'écran, on remarque... ohhh ! Des onglets !!! Comme sur Firefox !
Mais ils sont ergonomiquement mieux pensés puisque pointant vers le haut, tels des dossiers !

Bon ok, teste oblige !

Acte 1
10 minutes de navigation :
Effectivement, comme le dis l'autre, bien pensé et rapide. Certes. 
Mais on sent que ce n'est que la version bêta... un peu trop épuré de fonctionnalité peut-être quand on est habitué à utiliser les nombreux plugs-in proposé par Firefox et sa communauté de développer aguéris ! Ils sont ici.
Pour l'analyse est détail, le découpage des fonctions de Chrome à été fait par eux.

Acte 2
La, c'est le drame :
-"Démarrage, moteur de recherche adoréééé, où est-tu ?"
Au grand dam des e-zappeurs comme moi, il n'y a AUCUN BOUTON PAGE DE DEMARRAGE ! 
- "C'est-quoi-est-ce, mon dieux !".
Evidemment, les options de Chrome proposent de choisir sa page de démarrage. Malheureusement, une fois quitté, pas moyen d'y revenir sans couper le navigateur ! 
- Je les entends déjà, les éditeurs vous répondrons : "Pourquoi avez-vous besoin d'une page de démarrage, vous avez l'omnibox !"
- "L'omni-quoi?"
Traduction : la barre de saisie de recherche, ou barre de recherche de recherche ( la répétition est dans le texte : ndlr), ou encore la barre "moteur de recherche". 
Autrement dit, tapez dans la barre de recherche de Chrome les mots que vous saisissiez dans la barre de recherche de la page de Google, et cette barre de saisie vous mène vos recherches via Google... 
- "La question ne se pose plus, cher Monsieur. Pourquoi avoir un bouton pour accéder à la page de démarrage, (qui était naturellement celle de Google) alors que maintenant cette page est intégrée dans votre nouveau navigateur ! "
Absurde comme question, c'est évident. Je ne me la poserai plus c'est promis.
- "Merci cher Evangéliste !"
- "Je vous en prie cher Monsieur, c'est bien naturel" termine le financier de la MoFo

Entracte


N.P.
sous  Chrome actuellement

lundi, septembre 1

Médias sociaux : update

La découverte du blog "opinion watch", dont les sujets sont proches de mes intérêts, a fait stopper mon oeil sur un article sur les fondamentaux de l'e-influence (bon pour les devoirs de vacances, à la fin septembre...sic),
et aussi,
un guide des médias sociaux écrit par Brian Solis, qui sera utile à pour bien saisir l'importance de l'opinion sur le web aujourd'hui...

N.P.

N.B : "il faut qu'ils comprennent que nous ne sommes pas des consultants qui passent leurs temps derrière leurs écrans" dixit un ancien "casqué" politique

mercredi, août 27

De haut

La relecture des anciens billets m'a interpellé : que sont devenues les grandes histoires du blog de mon temps ? 5 clics et 3 onglets plus tard : elles ont vieillies... mal.

1 : où en est pointblog : nulle part.
2 : où en sont les hommes qui y ont participé : ailleurs mais pas bien loin, disparus (sic) ou encore résistants.

Finalement, j'en reste à certaines convictions de départ en ce qui concerne le web et son modèle économique :"Des chercheurs on en trouve, alors que des trouveurs on en cherche !"

Certains exercent ces deux fonctions, multiplient les casquettes, et sont (encore) dans la blogroll ci-dessous. Bravo aux blogs qui tiennent dans le temps.

N.P.

P.S. : Pas de moyen de toucher au html sur cette foutue nouvelle version de Blogger aseptisée. Need help, please.

Une rencontre qui merite que l'on s'y arrête

Des années que je n'ai pas tapé quelques lignes ici. Je ne saurai absolument pas répondre à la question "pourquoi ? ". Revenir ici n'est pas évident, j'ai dû me souvenir des passwords, exercice qui m'a pris près de 20 minutes... Le temps laisse des traces qui effacent. Laisse également le plaisir de retrouver des textes et des points de vue oubliés.
Un retour obligé suite à une rencontre qui mérite intérêt : celle du dit "Versac".
Une rencontre qui rappelle une époque, finalement pas si lointaine, où le lobbying et la communication n'avaient pas encore été pratiqué,
Une époque où je me disais que je bosserai sur le web, à un moment où à un autre,
Moment qui, dans une vie que j'ai l'occasion de constater de plus en plus cyclique,
Reviennent.

N.P.